Côte d'Ivoire: «tout le monde a gagné» d'après Bruno Koné PDF Imprimer Envoyer
Écrit par rfi   
Jeudi, 18 Mai 2017 11:40

Mercredi 17 mai 2017, le Conseil des ministres ivoirien est revenu sur la crise militaire qui a secoué le pays à partir de vendredi 12 mai. Le bilan a été revu à la hausse, avec quatre morts et neuf blessés. Bruno Koné, porte-parole du gouvernement, a longuement répondu aux questions des journalistes lors d'un point presse. Il y a notamment expliqué pourquoi les autorités ont privilégié le dialogue plutôt que l'affrontement avec les mutins.

La paix et la sécurité sont la base de tout ce qui a déterminé l'action du gouvernement durant cette crise. On peut résumer ainsi les réponses données mercredi 17 mai par Bruno Koné, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernerment de Côte d'Ivoire, au sortir du Conseil des ministres.

Pourtant, on a vu cette semaine des mutins qui renoncent à leur revendications financières puis qui se ravisent ; un ministre de la Défense qui déclare qu'il n'y a rien à négocier et qui finalement annonce un accord ; une menace d'intervention militaire puis plus aucune intervention. Le porte-parole du gouvernement estime néanmoins qu'il « n’y a pas de cafouillage ».

« Il y a une logique claire, c’est de faire en sorte que cette situation soit résolue avec le moins d’impact possible sur la population. Choisir de discuter, c’était l’option la meilleure, puisque cela a permis le retour des soldats dans leurs casernes, cela a permis la reprise de l’activité économique. C’est-à-dire que tout le monde a gagné. »

La Côte d'Ivoire exaspérée

Le pays a peut-être gagné, mais le président de la République a souffert. Le journal La Lettre du continent écrit même qu'il a songé à démissionner face à cette énième crise militaire. Bruno Koné affirme à ce propos : « Il a effectivement été ulcéré par ce qui s’est passé et je pense que chacun comprendrait que, dans une situation comme celle-là, le père de famille qu’il est ait pu être profondément meurtri par l’attitude des jeunes gens. »

Une attitude qui, aussi justifiée soit-elle, a exaspéré toute la Côte d'Ivoire. Une attitude qui, sans doute, devrait disparaitre avec le retour de la discipline dans les casernes. D'ici là, les commerces rouvrent et les marchands font le bilan de ce qu'ils ont perdu.

Tout le monde était effrayé avec les tirs, tout était fermé. Pour nous c'est difficile, les fournisseurs nous livrent et au bout de deux semaines on doit les payer. Donc si rien ne marche, ça joue sur l'économie du pays

Côte d'Ivoire: les commerçants de Cocody payent les conséquences des fermetures forcées
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