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Pourquoi l’ex-ministre d’Etat ne pouvait pas échapper à la prison.
Marafa Hamidou Yaya, ex ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République séjourne depuis lundi dernier à la prison centrale de Kondengui. Il a été inculpé par un juge d’instruction pour détournement des fonds publics et complicité en coaction dans le cadre de l’affaire Albatros. En réalité, son arrestation n’est pas une surprise pour tous ceux qui s’intéressent à l’actualité tournant autour de cette haute personnalité de la République depuis le déclenchement de l’affaire foireuse ayant trait à l’achat d’un avion présidentiel, jusqu’à son départ du gouvernement le 09 décembre 2011.
Des informations puisées à bonnes sources nous font croire que l’Albatros n’est pas la seule source des malheurs de Marafa. Le sulfureux train de vie arrogant de cet homme qui a miraculeusement échappé à la mort aux lendemains du putsch du 06 avril 1984, a davantage précipité sa chute et sa neutralisation. Le symbole visible de cette démonstration de force sur fond de mégalomanie est ce vaste domaine de plus de 5 ha en cours d’exploitation au quartier Marouaré à Garoua. Pour ceux qui ne le savent pas, Marouaré est à Garoua ; ce que Bastos représente à Yaoundé ; c’est-à-dire une concentration de la grande bourgeoisie.
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Une vue aérienne du domaine de Marafa en construction à Garoua
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Cette prise de vue aérienne que vous avez en image représente le Domaine en construction de Marafa Hamidou Yaya. Le gigantesque site présente les caractéristiques suivantes :
-Un Lac artificiel de plus de 2 ha de superficie et qui a la particularité d’être accessible à partir d’un catamaran, qui est un système de flotteur de l’hydravion. Marafa Hamidou Yaya a recommandé à ses architectes étrangers de placer cet engin navigant au milieu de son lac artificiel. Dans ce lac, il est prévu d’y élever 100 crocodiles avec toutes les incidences financières conséquentes.
-Un mini parcours de golf
-Une dizaine de dépendances
-Un boulevard sinuant et long de 3km
-Une résidence principale d’une superficie de 3000 m2 et accessible par un ponton, sorte de plate-forme flottante reliée à la terre et servant à l’amarrage des bateaux dans un port. Voilà la « Marafaconnection » financée avec l’argent du contribuable qui croupit dans la misère. Faut-il en rire ou pleurer face à cette démesure qui frise le mépris ?
Jeté en prison, l’homme qui a sollicité l’intervention des lobbies Sarkozy pour empêcher son incarcération n’aura pas le temps d’achever la construction de son Domaine. Un bien douloureux destin.
A.G.B
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