En ouvrant la 11e session de la Cemac, le président en exercice Denis Sassou Nguesso a fait un plaidoyer dans ce sens. Le cliché était saisissant en fin de matinée d’hier au Palais des congrès de Brazzaville, où se déroule la 11e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale(Cemac).Le président centrafricain François Bozizé est assis côte à côte avec le président de la commission de la Cemac, Antoine Ntsimi.
Au moment des acclamations, leur regard se croise par moment. Ce qui porte donc à croire que c’est le calumet de la paix, le parfait amour entre ces deux hommes, projetés ces derniers sur les devants de l’actualité par de lynchage. Un tel dispositif, d’après les exégètes, est un signal qui n’a pour but que d’en rajouter aux ingrédients d’un bon déroulement du sommet des chefs d’Etat de l’Afrique centrale. Lequel sommet ne manque pas d’enjeux.
Au moment où le président de la commission de la Cemac Antoine Ntsimi monte à l’estrade pour déclamer son allocution, son regard complice et approbateur rencontre celui de Bozizé. Brin d’applaudissements. « Chicago boy », s’emploie à présenter de long en large aux six chefs d’Etat son institution (la commission de la Cemac) ; il fait une sorte de bilan. Là aussi, il semble recevoir la bénédiction de ceux-là même qui l’ont porté à ce poste en 2007.
Le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso, quant à lui, s’attaquera sans circonlocutions aux problèmes qui minent la sous-région Afrique centrale. Pour lui, dans un contexte où d’autres sous-régions marquent des bons points par des initiatives certaines, point n’est besoin de faire du surplace ici. Les mutations positives enregistrées ailleurs doivent inciter, selon son entendement, à la «relance». C’est en toute logique qu’il plaide pour une visibilité accrue des réformes communautaires. Et cette réforme, à l’en croire, doit passer par la mise en place des institutions sous-régionales, restées jusque-là lettres mortes. Il mise en première ligne sur la compagnie aérienne Air Cemac. Mais davantage, il plaide pour une intégration sous-régionale soutenue, matérialisée par la libre circulation. « Cette initiative va améliorer une transformation plus profonde de nos économies. », déclare-t-il.
Par ailleurs, le président congolais, Dénis Sassou Nguesso juge nécessaire d’avoir un programme économique sous-régional plus fort, ainsi que la mise en service d’un fond d’investissement public. «Il s’agit aujourd’hui d’aller plus loin », termine-t-il. Les travaux prévus à huis clos hier soir, devait permettre l’élection du nouveau président de la commission de la Cemac. Mais, l’on est déjà fixé sur la ville qui accueillir le prochain sommet : Libreville au Gabon.
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